A distance, en suivant le live, on a eu la sensation de vivre un remake de la récente lourde défaite subie à Nice (44 - 27).
Pourtant l'entame de la rencontre fut accrochée et encourageante avec une très bonne défense et un Gabin Saltel performant (4 - 3 à la 10ème). Et puis plus rien ou presque.
Chacune des exclusions toulousaines était exploitée par une équipe d’Aix très efficace dans le jeu en surnombre.
L’ incapacité du Fenix à trouver des solutions en attaque associée à un manque cruel de réalisme à 6m donnait rapidement une tendance inquiétante à l'évolution du score (8 - 4 à la 20ème, 13 - 5 à la 25ème, 16 - 7 au repos).
L’absence totale de maitrise (pour preuve un record de 23 pertes de balles !!!) ne permettait pas d’espérer grand chose du second acte.
La plupart de ces erreurs étaient converties immédiatement en but par une excellente équipe aixoise (les 2 ARG sont pros et son plan de jeu est très complet et maîtrisé).
La souffrance se prolongea jusqu'au bout avec un 10 - 1 encaissé sans réelle réaction dans les 12 dernières minutes.
On s'explique mal la différence de visage affiché lors des séduisantes prestations à domicile contre La Crau et St Raphaël et celui qui a engendré les lourdes déconvenues vécues à l’extérieur (- 9 à Billère, - 17 à Nice, - 20 à Aix...un triste record pour la N1).
Au delà des considérations techniques évoquées il est quasiment certain qu’il faille fouiller d’autres pistes pour comprendre ces revers.
Le haut niveau auquel aspirent tous nos jeunes ne peut se conjuguer qu'avec les notions de fierté, d’engagement mental maximal voire de dépassement et maintenant de résilience. Tous ceux qui espèrent y accéder, en particulier ceux qui ont déjà un pied dans le groupe professionnel, ne peuvent oublier cette dimension fondamentale.
La défaite est acceptable, la subir sans avoir "tout donné" est 🤬 inAixcusable
N1 AIX EN PROVENCE 35 - FENIX 15 (16 - 7)
By Alain Raynal